lundi 31 octobre 2011

Je n'aimais pas les gens. Je n'aimais pas leur sourire timide et hypocrite. Je n'aimais pas leur satisfaction, je n'aimais pas leur bonheur. Je n'aimais pas les voir avoir ce que je n'avais pas. Leurs discussions sur le soleil et la pluie m'exaspéraient ; comment autant d'idiots pouvaient se satisfaire mutuellement sans avoir l'angoisse de se rendre encore plus crétin qu'ils ne l'étaient? Les couples m'agaçaient et les couples divorcés, aussi. Pourquoi n'étaient-ils pas foutu de rester ensemble et d'assumer leur ponte. Les couples reconstruits. Les familles, les bambins, enfants braillants et adolescents. D'où venait ce besoin de fonder une famille et d'acheter une maison, qui faisait que chaque Homme fondait une famille et achetait une maison. Je n'aimais pas leur simplicité, je n'aimais pas leur façon de vivre sans trouble et insanité. Je n'aimais pas cet ennui asphyxiant. Avant, je me demandais quelle malédiction m'était tombée dessus pour que je ne veuille ni conjoint, ni conjointe. Ni objet sexuel, ni enfant, ni bambin. Je ne pouvais pas concevoir qu'on veuille s'attacher à des gens et restreindre sa liberté en devenant dépendant. Comment pouvait-on devenir aveugle, sourd et léthargique à force de baigner dans un quotidien mou qui devait apporter le bonheur. Quel bonheur. Je ne voulais pas de celui là. Pourquoi ne voulais-je ni maison, ni famille, ni bonheur. Parmi les réponses à ces questions, y'en avait qu'une de concrète.


Je suis une emmerdeuse.

2 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. Cela faisait un moment que je ne fréquentais plus mon blog, et par conséquent ceux des autres. Je vais prendre ma soirée pour te lire.
    Au passage, merci pour ton commentaire du 30 juin, que je viens de lire.
    :)

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