mercredi 28 septembre 2011

La Baltringue,

Camille Ladingue, la Baltringue qui aimait se prendre des tartes
Le dingue, l'Incontournable.
Grand et élancé, visage efféminé ; une douceur dans un corps d'homme 
Ou une tapette comme on aime le surnommer.
C'est une victime. C'est un rêveur. 
Pourquoi t'as un nom de fille Baltringue? Ta bite est trop petite?
Camille est un garçon, pourtant. Plus que jamais il aime les filles 
bien trop sûrement pour en oublier aucune.
Les mains sales, le visage en sang faut dire que le rouge lui va bien au teint ; il a la poisse. Baltringue t'aimes bien t'habiller 
Comme Miss Univers, t'aimes chauffer ceux qui valent pas la peine d'être vus. Mais le dingue est toujours libre, les doigts baladeurs et la tête Ailleurs.
Qu'est-ce que tu fous par terre Baltringue?  
Je m'en suis pris deux et j'étais fatigué.
Baltringue vit dans la rue.
Il est sale et pourtant toujours à la pointe de ce qu'on attend de lui.
Un jour guerrier, l'autre kamikaze. Parfois masochiste, parfois pacifiste. 
Un homme polyvalent, en somme.
Baltringue j'aime bien tes fringues. Il aime le détail, 
La touche qui énerve ou qui fascine. La touche qui le rend différent.
Mais il n'a pas besoin de grand chose, suffit d'entendre son rire pour comprendre.
Arraché, éclaboussé, éraillé. Les échos de son rire résonnent dans les grottes de mon inconscient.
Il est même là où il n'est pas, le vicelard. On ne lui cache rien, il n'en sera pas effrayé. Baltringue voit la réalité comme nous nous voyons.
Rien à cacher, rien à craindre. 
Pas même les coups qui lui cassent trop souvent le nez.
Baltringue pourquoi tu saignes? T'aimes te sentir vivant, 
T'aimes la douleur qui fait de toi un homme. 
Tu es vivant parce que tu as mal. Un peu pathétique sur certains bords mais ça il le sait.
Camille sait des choses qu'il ne sait pas qu'il sait. C'est une Baltringue instinctive,  proche des petites choses. Petites choses qui, finalement, 
N'atteignent son esprit grâce à sa légèreté célèbre qu'on lui envie.
T'aimes te sentir seul, Baltringue.
Aucune attache, aucune conséquence. 
Peu importe qu'il soit solitaire, puisque aussi libre que l'air ; il est là où le vent souffle. Aux quatre coins du monde, garçon, tu voyages. 
Adepte de l'intense et de l'effusif ton cœur est sans cesse en éruption. 
Jamais tu chiales et t'as toujours la même gueule, 
Y'a que ton rire et ta voix qui laissent paraître ce que t'es.
Baltringue, à toi tout seul, t'es une œuvre d'Art ; ma muse, mon Art.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire